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Interview de Marine, diététicienne du Challenge Nutrisens Sport



INTERVIEW EXPERTS
CHALLENGE NUTRISENS SPORT


MARINE – diététicienne

Décembre 2015



1. Selon toi, quelle est l’importance de la nutrition (que ce soit l’alimentation quotidienne ou l’alimentation sportive) dans la préparation d’un ultra-trail ? Quel rôle joue-t-elle ?

 

La nutrition est primordiale dans la préparation d’un ultra-trail ! Que ce soit l’alimentation quotidienne ou l’alimentation sportive celle-ci aura un rôle crucial dans l’accomplissement de la pratique sportive et dans l’amélioration des performances. En effet un sportif carencé, consommant des aliments ou produits de l’effort non adaptés, ou ayant des apports inférieurs ou supérieurs à ses dépenses énergétiques rencontrera des difficultés durant son parcours telles que : fatigue musculaire, crampes, épuisement physique, maux de ventre, ballonnements, etc…

L’alimentation devra être équilibrée et adaptée aux besoins de chacun. Son rôle est très important car elle constitue la principale source énergétique de l’organisme. Elle a donc un rôle moteur ! Sans un apport équilibré en protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux, la contraction musculaire et nerveuse ne peut se faire convenablement ; or, sur ce type d’épreuve, la perte de lucidité, les confusions, les douleurs musculaires et l’état de stress sont très présents.



2. En tant que diététicienne du Challenge Nutrisens Sport, tu es amenée à suivre les candidats pendant leur année de préparation. Quelle est ton approche d’un suivi aussi long ? Comment celui-ci va-t-il se dérouler ?

 

L’approche est très intéressante au vu de l’évolution observée au cours des mois par rapport à notre première rencontre. Pour ce type de suivi il faut faire des points réguliers sur leur alimentation, leur consommation en termes de produits de nutrition sportive, les difficultés/améliorations rencontrées en entraînements ou durant des compétitions, les modifications de certaines habitudes alimentaires, etc…

Le suivi se fait donc à intervalle régulier sans être trop oppressant pour le candidat. Je ne leur impose rien mais nous avons des points mensuels pour voir où ils en sont et comment ils gèrent le changement de saison ou s’ils ont besoin de conseils sur les produits d’effort par exemple. En fonction des entraînements et des conseils du coach, nous adaptons également leur alimentation ou leurs complémentations vitaminiques. Je suis également disponible quand ils le souhaitent s’ils ont des questions.



3. Lors d’une telle préparation, l’approche nutritionnelle diffère-t-elle entre un homme et une femme ?

 

L’approche nutritionnelle diffère forcément quel que soit le sport et l’endurance pratiqués d’un homme à une femme. Elle diffère entre chaque individu ; en effet aucun de nous n’a les mêmes besoins, ni les mêmes habitudes alimentaires. C’est pour cela que chaque plan de préparation diététique ou conseils peuvent être complétement différents même entre deux personnes du même sexe et faisant la même course par exemple.
Une bonne hygiène alimentaire est nécessaire à l’amélioration de leurs performances, ainsi qu’un choix stratégique d’aliments à privilégier et à éviter durant une certaine période.



4. Avec les fêtes de fin d’année qui approchent, se pose la question des « écarts » ; comment intégrer au mieux ces fameux repas de famille (Noël, nouvel an, anniversaires, mariages,…) dans un plan de préparation tel que celui-ci ?

 

Je ne diabolise pas ce type d’événements, bien au contraire ; comme dans tout régime alimentaire présent sur le long terme en vue d’un objectif précis il est nécessaire de s’accorder une vie sociale et des plaisirs.

Toutefois cela ne doit pas non plus mettre à mal tous les efforts et sacrifices faits les mois précédents. Tout est une question d’équilibre et de quantité. Rien n’est interdit surtout pour les fêtes de fin d’années. Toutefois, on ne se lâchera pas trop sur l’alcool ni sur les produits trop riches en acides gras saturés (lipides). On consommera raisonnablement flûtes et toasts de foie gras. Le plus problématique est principalement l’apéritif et le dessert, souvent gras et caloriques. En ce qui concerne les plats, il y a la plupart du temps de la variété et des produits de plutôt bonne qualité.

Toutefois lorsque la compétition se présente à peine quelques semaines ou quelques jours après ce fameux écart, il faudra rester vigilant car cela aura forcément un impact négatif sur les performances : lourdeurs, maux de ventre, problèmes digestifs, faiblesses musculaires, etc..

 

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9 décembre 2015 | Le Challenge Nutrisens Sport | 0

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